Le Brésil produit environ un tiers de la production mondiale de canne à sucre. Alors que la filière valorise déjà une grande partie de ses sous-produits, des améliorations sont attendues. La banque hollandaise Rabobank, investisseur important dans le secteur, vante ainsi la combustion de bagasse (pulpe de canne) pour produire de l’électricité en estimant à 3,5 % sa contribution dans la production d’électricité du pays.

Elle met également en avant la production de bioéthanol qui permet de diminuer l’empreinte carbone du transport terrestre. Des poids lourds de l’industrie sucrière brésilienne, soutenus par la banque néerlandaise, ont désormais l’ambition de développer la méthanisation avec injection.

Optimisation énergétique et agronomique de la vinasse

La production de bioéthanol issu de la canne à sucre génère de grandes quantités de vinasse. En effet, pour chaque litre d’éthanol produit, 10 à 14 litres de vinasse sont obtenus. Jusqu’à présent, celle-ci est généralement épandue sur les parcelles de canne à sucre. Cependant, son transport est coûteux, son pH est très acide et sa mauvaise odeur attire les mouches.

La méthanisation de cette vinasse, mélangée aux résidus solides du broyage des cannes, résoudrait les différents problèmes entraînés par son épandage, tout en la valorisant économiquement. Des projets se montent, en cogénération pour certains, en injection directe pour d’autres. Le développement des camions et tracteurs propulsés au gaz naturel est également scruté de près par les acteurs de la filière, qui pourraient ainsi produire leur propre carburant.

Gildas Baron