« Les mesures répondent aux réflexions dont on nous a fait part dans l’année après le rachat de Monsanto », suivi d’une chute du cours de Bourse d’environ 40 % en moins d’un an, explique Bayer dans un communiqué.

Le glyphosate « continuera de jouer un rôle important dans l’agriculture et la gamme de produits de Bayer », a assuré le chimiste allemand. Mais dans le même temps, le groupe « investira sur les dix prochaines années cinq milliards d’euros dans des méthodes supplémentaires pour combattre les mauvaises herbes » et veut « réduire de 30 % d’ici à 2030 l’impact environnemental des produits destinés à l’agriculture ». Bayer compte sur le développement de nouvelles technologies, la réduction des volumes et l’application de précision.

Préparer le renouvellement

Le chimiste allemand a également promis plus de « transparence » au cours du processus de renouvellement de la licence de son glyphosate dans l’Union européenne. En décembre 2017, l’exécutif européen avait renouvelé la licence du glyphosate dans l’Union pour cinq ans, au terme d’une controverse de plus de deux ans. Son autorisation court jusqu’au 15 décembre 2022 et toute demande de renouvellement doit être déposée d’ici à la fin de l’année.

« Scientifiques, journalistes et représentants d’ONG se verront proposés d’être associés à la prochaine procédure européenne de réenregistrement du glyphosate », écrit aussi Bayer.

Le groupe a par ailleurs annoncé qu’il ne lancerait plus dans les pays en développement que des herbicides respectant à la fois « les exigences de sécurité locales et celles d’une majorité des grandes autorités sanitaires ».

Ces éléments ont également été publiés dans plusieurs quotidiens nationaux le 14 juin, sous forme d’un communiqué Bayer.

H.P. avec l’AFP