Alors que 161 000 agriculteurs devraient partir en retraite d’ici à 2023, l’association a choisi d’orienter les échanges sur l’installation en agriculture et l’évolution des profils des porteurs de projet.

S’adapter aux nouveaux profils

« 88 % des agriculteurs sont enfants d’agriculteurs », analyse Guilhem Anzalone, chercheur en sociologie à l’ESA d’Angers. Ce pourcentage a tendance a diminué. De plus en plus de personnes qui ne sont pas issues du monde agricole sont candidats à l’installation.

Guillaume Gauthier, administrateur JA (Jeunes Agriculteurs), a reconnu que les points d’accueil installation devaient « se réformer afin de mieux s’adapter aux nouveaux profils ». Si le nombre des installations hors cadre ont tendance a augmenté, cela ne suffira pas à combler le nombre de départs en retraite des prochaines années.

Communiquer sur le métier d’agriculteur

Pour Philippe Tapin, de l’Union nationale des Maisons familiales rurales, il est essentiel de mieux faire connaître le métier d’agriculteur, alors que le taux de chômage des jeunes diplômés des filières agricoles est « deux fois moins important que dans les autres secteurs ».

Mais les jeunes diplômés ne sont pas les seuls à pouvoir se lancer en agriculture. De nombreuses reconversions professionnelles permettent également l’arrivée de nouveaux installés.

Espaces-test

Des projets, menés au sein du réseau national des espaces-test agricoles (Renata), permettent de préparer au mieux ces personnes en reconversion professionnelle et le droit à l’erreur est possible.

Le but de ces espaces, répartis sur le territoire français, est « d’apporter des moyens de production aux candidats à l’installation », explique Élodie Patrice, coordinatrice régionale. Un appui sur la gestion administrative et comptable est également possible. Ces tests permettent une approche concrète du métier d’agriculteur, sans engagement.

Être entouré

Le candidat à l’installation a effectivement besoin d’être entouré pour se lancer. Une installation en société peut être rassurante. « Les sociétés ont toutes un rôle à jouer dans l’installation », a conclu Gilles Brenon, président de Gaec & Sociétés.

Bertille Quantinet